Imaginez : vous avez passé trois semaines à bachoter des modèles de réponses pour le TOEFL Speaking. « According to the reading passage… The professor disagrees because… » – vous connaissez ces structures par cœur. Vous arrivez à l’examen et, au lieu de quatre tâches de lecture, d’écoute et de planification, vous recevez sept phrases à répéter et quatre questions auxquelles vous devez répondre immédiatement, sans une seconde de préparation. Les modèles ? Inutiles. Les notes de cours ? Il n’y a pas de cours. Il n’y a qu’un microphone, votre voix et un algorithme d’IA qui évalue chaque syllabe.
Voici le TOEFL 2026 Speaking – la section qui a subi la transformation la plus radicale de l’histoire de l’examen. ETS a supprimé les quatre anciennes tâches et les a remplacées par deux toutes nouvelles : Listen and Repeat (répétez la phrase entendue) et Take an Interview (répondez aux questions sans préparation). La durée est passée de 17 à 8 minutes. Vous n’êtes pas évalué par des humains, mais par un algorithme entraîné sur des millions d’enregistrements. Et l’accent français, avec notre « th » prononcé comme un « f » ou un « t », notre « r » uvulaire et des voyelles dont la durée est constante quel que soit le contexte, devient soudainement bien plus important que jamais.
Dans ce guide, nous décortiquons la nouvelle section Speaking. Vous découvrirez exactement comment fonctionnent les deux tâches, ce que l’IA évalue, les erreurs de prononciation les plus courantes chez les francophones, et comment vous préparer lorsque vous ne pouvez plus compter sur des modèles mémorisés. Si vous prévoyez de passer le TOEFL 2026, cette section exige une approche d’entraînement entièrement nouvelle.
TOEFL 2026 Speaking : faits clés
(anciennement 16–17 min)
(anciennement 4 tâches)
(entraîné sur des évaluations humaines)
(zéro, aucune seconde)
(descripteurs de niveau)
+ 4 questions à répondre
Source : ETS, TOEFL iBT Test Content and Format 2026
Listen and Repeat : analyse détaillée
Commençons par une tâche sans équivalent dans aucun autre examen de langue populaire. Listen and Repeat consiste en 7 phrases que vous entendrez au casque, l’une après l’autre, et que vous devrez répéter le plus fidèlement possible. Vous n’avez pas le texte à l’écran. Vous n’avez pas de temps de préparation. Vous entendez la phrase, vous la répétez immédiatement, et vous passez à la suivante.
Cela semble simple ? À première vue, oui. Mais ETS n’a pas ajouté cette tâche pour vous détendre ; ils l’ont ajoutée pour tester quelque chose que l’ancien TOEFL n’évaluait jamais directement : votre prononciation, votre intonation et votre fluidité au niveau phonétique. Dans l’ancien format, vous pouviez avoir une prononciation moyenne et obtenir quand même 25+/30, car les examinateurs se concentraient sur le contenu et l’organisation de la réponse. Maintenant, l’algorithme compare votre enregistrement à un modèle, et les différences de sons, d’accents toniques ou de mélodie de la phrase ont un impact direct sur le score.
Comment se déroule exactement cette tâche ?
Vous êtes assis devant un ordinateur avec un casque et un microphone. Une icône de lecture apparaît à l’écran. Vous entendez l’enregistrement d’un locuteur natif (ou d’une locutrice native) – une phrase unique sur des sujets liés à la vie sur le campus, des situations quotidiennes ou des thèmes généraux. Une fois la phrase terminée, vous avez quelques secondes pour la répéter dans le microphone. Ensuite, la phrase suivante est automatiquement lue.
Mécanique clé : les phrases deviennent de plus en plus difficiles. La première phrase pourrait être : “The library closes at ten o’clock.” – courte, simple, avec une intonation claire. La septième phrase sera plutôt du genre : “The professor suggested that students who hadn’t completed the prerequisite should consider enrolling in the introductory seminar before attempting the advanced course.” – plus longue, avec plusieurs propositions subordonnées, des schémas d’accentuation complexes et une réduction naturelle des voyelles.
Qu’est-ce que l’algorithme d’IA évalue exactement ?
L’algorithme d’ETS analyse votre enregistrement selon quatre dimensions :
Prononciation (pronunciation accuracy) : si les sons individuels que vous produisez correspondent aux sons anglais modèles. Cela ne signifie pas que vous devez sonner comme un Américain du Kansas, mais votre « th » doit être reconnaissable comme /θ/ ou /ð/, et non comme /f/ ou /t/. Vos voyelles doivent être distinctes – « ship » ne peut pas sonner comme « sheep ».
Intonation (prosody) : si votre phrase a une mélodie anglaise naturelle. L’anglais est une langue à accentuation de phrase marquée, les mots clés sont accentués, les mots fonctionnels (the, a, to, of) sont réduits. Le français est une langue avec une intonation plus “plate” et un accent tonique plus régulier (souvent sur la dernière syllabe). Cette différence est l’une des principales raisons pour lesquelles l’accent français peut sembler “étranger” aux locuteurs natifs.
Fluidité (fluency) : si vous parlez sans hésitations, pauses, faux départs et auto-corrections. L’algorithme mesure le temps entre la fin de l’enregistrement original et le début de votre réponse, la durée des pauses au sein de votre énoncé et le rythme général de votre élocution. Il ne s’agit pas de parler vite, mais de parler de manière régulière.
Précision lexicale (listening accuracy) : si vous répétez exactement les mots que vous avez entendus. Si la phrase est “She’s been studying for the exam since Monday”, et que vous dites “She has been studying for the exam since Monday” – l’algorithme le détectera. Les formes contractées (she’s, I’ve, they’d) font partie de l’anglais naturel et leur “développement” en formes complètes signale que votre oreille ne capte pas les schémas de parole naturels.
Pourquoi cette tâche est-elle un défi pour les francophones ?
Soyons honnêtes, la prononciation est le talon d’Achille des francophones apprenant l’anglais. Non pas par paresse, mais parce que le système phonétique français est fondamentalement différent de celui de l’anglais. Notre langue a 16 voyelles (orales et nasales) – l’anglais en a au moins 14, sans compter les diphtongues. Nous avons un « r » uvulaire – l’anglais a un « r » approximant qui ne touche pas le palais. Nous avons un accent tonique plus régulier (souvent sur la dernière syllabe), tandis qu’en anglais, l’accent est imprévisible et change le sens des mots (REcord vs reCORD, PREsent vs preSENT).
Tout cela fait de Listen and Repeat non seulement un test de prononciation, mais aussi un test de traitement auditif – vous devez entendre des sons que votre cerveau francophone “filtre” automatiquement, et les reproduire en une fraction de seconde.
Comment se préparer ? La technique du shadowing (ou « imitation ») – vous écoutez des podcasts anglais, des actualités ou des conférences TED et vous répétez après le locuteur avec un délai minimal (0,5–1 seconde). Vous ne lisez pas le texte, vous écoutez et répétez. Entraînez-vous 15 minutes par jour pendant au moins 6 semaines avant l’examen. Sur prepclass.io, vous trouverez des exercices de shadowing conçus spécifiquement pour le nouveau format TOEFL Speaking, avec un retour immédiat de l’IA concernant votre prononciation.
Défis de prononciation des francophones : ce que l'IA détectera
Les 6 erreurs phonétiques les plus courantes chez les candidats francophones au TOEFL
Source : ETS Pronunciation Research, Cambridge Phonetics Database
Take an Interview : comment parler sans préparation
La deuxième tâche du nouveau TOEFL Speaking est Take an Interview et son nom dit tout. Vous recevez un sujet, puis 4 questions sur ce sujet. Pour chaque question, vous avez 45 secondes pour répondre. Il n’y a pas de temps de préparation, la question apparaît à l’écran, vous l’entendez au casque, et vous parlez immédiatement. Quatre questions, quatre réponses, c’est tout.
Les sujets portent sur la vie quotidienne et les expériences étudiantes : préférences en matière de style d’étude, lieux préférés sur le campus, expériences de travail en groupe, routines quotidiennes, voyages, loisirs, projets futurs. Ce ne sont pas des questions académiques exigeant des connaissances spécialisées, ce sont des questions qui vérifient si vous êtes capable de formuler spontanément des réponses cohérentes et élaborées dans un anglais naturel.
Voici ce qui a changé par rapport à l’ancien format : dans la version précédente du TOEFL Speaking, vous aviez 15 à 30 secondes pour préparer votre réponse et vous pouviez prendre des notes. Vous pouviez lire un extrait de texte, écouter une conférence et créer une réponse combinant les deux sources. Maintenant, rien de tout cela. Il n’y a pas de passages à lire, pas de conférences à écouter, pas de notes. Il y a une question et 45 secondes.
Structure d’une réponse de 45 secondes
L’absence de temps de préparation ne signifie pas que vous ne pouvez pas avoir un cadre de réponse en tête. Lorsque vous entendez une question, votre cerveau a besoin d’un schéma, d’une structure prête à être remplie de contenu ad hoc. Ce n’est pas un modèle au sens ancien (phrases apprises par cœur), mais plutôt une architecture de réponse qui fonctionne avec n’importe quelle question.
Imaginez la question : “Do you prefer studying alone or with a group? Why?”
Votre réponse devrait ressembler à ceci : vous commencez par une déclaration directe de votre position (5 secondes), vous développez un premier argument avec un exemple (15 secondes), vous ajoutez un deuxième argument ou un contraste (15 secondes), et vous terminez par un bref résumé ou une réflexion (10 secondes). Au total (45 secondes). Ni trop, ni trop peu).
Point clé : vous n’avez pas à donner la “bonne” réponse. L’IA n’évalue pas si vous préférez étudier en groupe ou seul. Elle évalue si vous êtes capable d’exprimer votre opinion de manière fluide, cohérente et avec une profondeur suffisante. Un simple “I prefer studying alone because it’s better” est insuffisant. Une réponse avec un exemple concret (“Last semester, when I was preparing for my biology exam, I found that studying alone in the library helped me focus better than the study group sessions”), c’est ce que l’IA recherche.
Catégories de sujets : à quoi s’attendre
Basé sur les documents officiels d’ETS et les tests d’entraînement, les sujets de Take an Interview tournent autour de plusieurs domaines constants. La vie étudiante est fondamentale, avec des questions sur le choix de la majeure, l’organisation du temps, les relations avec les professeurs, les expériences en résidence universitaire. Des préférences personnelles apparaissent également : façons préférées de passer le temps libre, préférences alimentaires, style de communication. La troisième catégorie concerne les expériences et les souvenirs : questions sur les voyages, les décisions importantes, les situations qui ont enseigné quelque chose.
Il n’y a pas de questions sur la politique, les sujets sociaux controversés ou les situations nécessitant des connaissances spécialisées. ETS conçoit les questions de manière à ce que chaque candidat, quelle que soit sa culture et son expérience, puisse y répondre. Il suffit d’avoir été étudiant, d’avoir eu des loisirs et d’avoir pris des décisions pour avoir de quoi répondre à toutes les questions.
Comment pratiquer l’expression spontanée ?
La vérité est que l’expression spontanée dans une langue étrangère est la compétence la plus difficile à maîtriser, et la seule qui ne peut pas être apprise dans un manuel. Vous avez besoin d’heures de pratique de la parole dans des situations qui ne permettent pas de préparation. Sur prepclass.io, vous disposez d’un mode de simulation Take an Interview : l’IA vous pose des questions dans un ordre aléatoire, et vous parlez dans le microphone. Après chaque réponse, vous recevez une évaluation et des conseils spécifiques sur ce qu’il faut améliorer.
Mais il existe aussi des méthodes que vous pouvez utiliser seul, quotidiennement. La première est le monologue chronométré – vous réglez un minuteur sur 45 secondes, ouvrez aléatoirement une page de questions de conversation en anglais (par exemple, “conversation starters” sur Google) et parlez. Ne vous arrêtez pas, même si vous faites une erreur ; l’algorithme d’IA du TOEFL ne pénalise pas une auto-correction isolée, mais il pénalise les longues pauses.
La deuxième méthode est l’enregistrement et l’écoute. Enregistrez votre réponse sur votre téléphone, écoutez-la et demandez-vous : cela sonne-t-il naturel ? Est-ce que je fais de longues pauses ? Est-ce que j’utilise trop souvent “ummm” et “ehhh” ? Mon intonation est-elle plate ? C’est un exercice brutal, car votre propre voix sonne toujours étrangement, mais il est inestimable.
La troisième méthode est la conversation avec de vraies personnes. Si vous avez des amis qui parlent anglais, discutez avec eux. Sinon, des plateformes comme iTalki, Tandem ou HelloTalk vous donnent accès à des locuteurs natifs gratuitement ou pour une somme modique. Objectif : 20 à 30 minutes de conversation par jour pendant 4 à 6 semaines avant le TOEFL. C’est le minimum pour que votre cerveau commence à produire automatiquement des phrases en anglais sans traduction mentale depuis le français.
Vous trouverez plus de stratégies de préparation pour toutes les sections dans notre guide complet du TOEFL 2026 ainsi que dans l’article sur la section Listening, qui est étroitement liée au Speaking, car Listen and Repeat est à moitié un test d’écoute.
Cadre de réponse (45 secondes)
Question : "Do you prefer studying alone or with a group?"
Source : ETS, TOEFL iBT Speaking Rubrics 2026
Ancien TOEFL Speaking vs Nouveau TOEFL 2026 Speaking
Comparaison côte à côte : ce qui a changé ?
| Aspect | Ancien TOEFL Speaking | Nouveau TOEFL 2026 Speaking |
|---|---|---|
| Durée | 16–17 minutes | ~8 minutes -53% |
| Nombre de tâches | 4 tâches | 2 tâches -50% |
| Types de tâches | Independent + 3 Integrated (Reading+Listening) | Listen and Repeat + Take an Interview |
| Temps de préparation | 15–30 secondes avant chaque réponse | 0 seconde, pas de temps de préparation |
| Lecture de passages | Oui, fragments de texte dans les tâches 2, 3, 4 | Non, aucun texte à lire |
| Écoute de conférences | Oui, mini-conférences dans les tâches 2, 3, 4 | Seules des phrases à répéter (Listen and Repeat) |
| Prise de notes | Oui, possibilité de prendre des notes | Non, sans notes |
| Évaluation | Examinateurs humains (3–6 personnes) | IA entraînée sur des évaluations humaines |
| Échelle de notation | 0–4 (converti en 0–30) | 1–6 (descripteurs de niveau) |
| Prononciation | Un critère parmi d'autres, non essentiel | Directement testée (Listen and Repeat) |
| Efficacité des modèles | Élevée, les modèles de réponses fonctionnaient | Faible, pas de temps pour appliquer les modèles |
Source : ETS, TOEFL iBT Test Updates 2025–2026
Évaluation par IA : comment l’algorithme note vos réponses
L’un des changements les plus controversés du TOEFL 2026 est le passage de l’évaluation humaine à l’évaluation par intelligence artificielle. Dans l’ancien format, vos enregistrements étaient soumis à 3 à 6 examinateurs humains qui évaluaient chaque réponse de manière indépendante. Maintenant, ils sont évalués par un algorithme, un modèle d’apprentissage automatique entraîné sur des centaines de milliers d’enregistrements préalablement évalués par des humains.
Qu’est-ce que cela signifie en pratique ? L’algorithme d’IA est plus cohérent que les humains, il n’a pas de mauvaise journée, n’est pas fatigué après 8 heures d’écoute, et ne donne pas inconsciemment de meilleures notes pour une voix attrayante. Mais il est aussi plus “littéral” : si votre prononciation du « th » est techniquement incorrecte, l’IA le détectera à chaque fois, alors qu’un examinateur humain pourrait ne pas le remarquer si le reste de la réponse était excellent.
L’algorithme évalue vos réponses sur une échelle de 1 à 6, en analysant plusieurs dimensions. Pour Listen and Repeat, les éléments clés sont : la précision de la répétition (si vous avez dit les mêmes mots), la prononciation des sons individuels, l’intonation et l’accent tonique, le rythme et la fluidité. Pour Take an Interview, l’algorithme examine : la cohérence et l’organisation de la réponse, la richesse et la précision du vocabulaire, la grammaire (bien que des erreurs mineures ne soient pas éliminatoires), la prononciation et l’intonation, ainsi que le développement des idées (si la réponse est approfondie ou superficielle).
Information importante : l’IA ne pénalise pas l’accent en soi. Vous pouvez avoir un accent français prononcé et obtenir quand même un niveau 5 ou 6, à condition d’être compréhensible. L’algorithme distingue “accentué mais compréhensible” de “accentué et incompréhensible”. Si un locuteur natif devait se demander ce que vous avez dit, c’est un problème. Si un locuteur natif entend que vous n’êtes pas américain, mais comprend chaque mot, ce n’est pas un problème.
TOEFL Speaking 2026 : Descripteurs de niveau
Échelle de 1 à 6 avec description du niveau de compétence
Source : ETS, TOEFL iBT Speaking Scoring Rubrics 2026
Plan de préparation : de la prononciation à la fluidité
La préparation au nouveau TOEFL Speaking exige une approche fondamentalement différente de l’ancien format. Oubliez l’apprentissage par cœur de modèles. Oubliez la pratique de la prise de notes de conférences. Vous devez travailler sur deux choses : la prononciation et l’expression spontanée. Voici un plan réaliste pour 6 à 8 semaines avant l’examen.
Semaines 1-2 : Diagnostic et conscience phonétique
Commencez par vous enregistrer. Lisez à voix haute n’importe quel article en anglais (2 minutes suffisent). Écoutez l’enregistrement et comparez-le à l’original (par exemple, un article lu par un synthétiseur vocal). Identifiez vos principaux problèmes de prononciation ; pour la plupart des francophones, ce seront : le « th », la durée des voyelles, le « r » et l’intonation. Notez-les. C’est votre liste de priorités.
En parallèle, commencez le shadowing – écoutez des podcasts en anglais (BBC 6 Minute English, TED Talks Daily, NPR Up First) et répétez après le locuteur avec un délai minimal. 15 minutes par jour. Pas de pauses, vous n’arrêtez pas l’enregistrement. Vous écoutez et parlez simultanément, en essayant de reproduire l’intonation, le rythme et l’accent tonique.
Semaines 3-4 : Travail sur la prononciation et la fluidité
Concentrez-vous sur vos problèmes phonétiques de la liste. Pour le « th » – entraînez-vous quotidiennement 5 minutes devant un miroir : think, three, through, the, this, that, them, those. Pour les voyelles, paires minimales : ship/sheep, bit/beat, pull/pool, cot/caught. Pour l’intonation, lisez des phrases à voix haute, en accentuant délibérément les mots de contenu et en réduisant les mots fonctionnels.
Commencez également les exercices spontanés : chaque jour, 3 réponses de 45 secondes à des questions de conversation aléatoires. Sur prepclass.io, vous avez une banque de questions au format Take an Interview : l’IA évaluera votre réponse et indiquera où vous perdez des points. Si vous n’avez pas accès à la plateforme, utilisez une liste de questions sur internet (recherchez “TOEFL speaking practice questions 2026”) et enregistrez-vous sur votre téléphone.
Semaines 5-6 : Simulations complètes de sections
Entraînez-vous à la section Speaking complète dans les conditions de l’examen : 7 phrases à répéter + 4 questions à répondre. Sur prepclass.io, vous avez des simulations complètes avec évaluation par IA, une technologie identique à celle du véritable examen. Faites au moins 3 simulations complètes par semaine. Après chaque simulation, analysez : ce qui a bien fonctionné, où il y a eu des pauses, quels sons doivent être améliorés.
Semaines 7-8 : Polissage final
Les deux dernières semaines sont consacrées au peaufinage. Concentrez-vous sur les domaines qui nécessitent encore du travail. Pratiquez le shadowing avec des matériaux de difficulté supérieure (conférences académiques, débats). Faites une simulation complète par jour. La dernière semaine, réduisez l’intensité pour ne pas arriver fatigué à l’examen. Révisez le cadre de réponse (Accroche → Argument 1 → Argument 2 → Conclusion) et faites confiance à votre préparation.
N’oubliez pas : la section Speaking n’est qu’une partie du TOEFL. En parallèle, préparez-vous aux sections Reading, Listening et Writing. Toutes les sections du nouveau TOEFL ont subi une révolution, et toutes exigent une approche différente d’auparavant.
Plan de préparation de 8 semaines pour le Speaking
Plan de préparation College Council, élaboré à partir des données ETS et des expériences du TOEFL 2025–2026
Stratégie pour le jour de l’examen
Vous savez maintenant comment fonctionne la nouvelle section Speaking. Vous savez ce que l’IA évalue. Vous vous êtes entraîné pendant des semaines. Maintenant, le jour de l’examen. Quelques conseils pratiques qui peuvent sauver votre score.
Avant de commencer le Speaking, vous avez un avantage : les sections précédentes ont échauffé votre cerveau. La section Speaking est la dernière (ou l’avant-dernière, selon la version du test). À ce moment-là, votre cerveau travaille déjà en anglais depuis plus d’une heure, vous avez lu, écouté, écrit. C’est un “échauffement” naturel – profitez-en.
Pour Listen and Repeat : ne paniquez pas si vous n’entendez pas toute la phrase. Répétez ce que vous avez entendu. L’algorithme attribue des points partiels pour une exactitude partielle. “The professor suggested that students… should consider enrolling in the introductory seminar” est mieux que le silence, même si vous avez omis le milieu de la phrase. L’IA récompense l’effort, elle ne pénalise pas un manque de mémoire parfaite.
Pour Take an Interview : commencez à parler immédiatement. Même si vous ne savez pas encore ce que vous allez dire ensuite, commencez par une déclaration de position. “That’s a great question. I would say that…” – ces 3 secondes donnent à votre cerveau le temps de formuler une réponse. L’IA ne pénalise pas les “fillers” au début, elle pénalise les longs silences. Parlez, même si vous devez improviser.
Contrôlez votre rythme. Une erreur fréquente : vous commencez trop vite, vous débitez tout en 20 secondes et vous avez ensuite 25 secondes de silence. Ou vous commencez trop lentement et vous vous coupez au milieu d’une idée. Le cadre de réponse (5s + 15s + 15s + 10s) aide, mais vous devez le pratiquer suffisamment pour ressentir intuitivement les 45 secondes, sans regarder le chronomètre.
Si vous souhaitez également vous entraîner à d’autres examens standardisés, comme le SAT, que de nombreuses universités exigent en plus du TOEFL, consultez les tests adaptatifs sur okiro.io.
Une bonne stratégie consiste également à comparer le TOEFL avec d’autres examens. Si vous hésitez entre le TOEFL et l’IELTS, consultez notre guide comparatif TOEFL vs IELTS. Et si vous voulez savoir quel score TOEFL vous avez besoin pour des universités européennes spécifiques, lisez l’article sur les scores TOEFL pour étudier en Europe.
En résumé : le nouveau TOEFL Speaking exige une nouvelle approche
La section Speaking du TOEFL 2026 représente le plus grand changement de l’histoire de l’examen. Quatre tâches remplacées par deux. Des examinateurs humains remplacés par l’IA. Le temps de préparation des réponses, réduit à zéro. Listen and Repeat teste directement votre prononciation. Take an Interview teste votre capacité à communiquer spontanément. Il n’y a plus de place pour les modèles appris par cœur, les phrases mémorisées ou les “astuces” d’un cours de préparation.
Pour les candidats francophones, c’est à la fois un défi et une opportunité. Un défi, car la prononciation, l’intonation et la fluidité sont des domaines où l’accent français est perceptible et l’algorithme d’IA le détectera. Une opportunité, car la section est plus courte (8 minutes au lieu de 17), ce qui signifie moins de fatigue et moins de stress. Et avec une préparation adéquate (6 à 8 semaines de travail systématique sur le shadowing, l’expression spontanée et la conscience phonétique), un niveau 5 ou 6 est tout à fait atteignable.
Prochaines étapes
- Faites un enregistrement diagnostique : lisez un texte en anglais, écoutez, identifiez les problèmes
- Commencez le shadowing dès aujourd’hui : 15 minutes par jour avec la BBC, les TED Talks ou des podcasts
- Inscrivez-vous sur prepclass.io : simulations Speaking avec évaluation par IA, banque de questions Take an Interview, exercices de prononciation avec feedback
- Lisez les autres guides TOEFL 2026 : guide complet, Reading, Listening, Writing
- Vérifiez les exigences des universités : quel score TOEFL pour étudier en Europe, TOEFL vs IELTS, lequel choisir
- Entraînez-vous quotidiennement : la régularité l’emporte sur l’intensité. 45 minutes par jour pendant 6 semaines > 4 heures le week-end
Le nouveau TOEFL Speaking est un test de votre capacité réelle à parler anglais, et non de votre aptitude à mémoriser des modèles. Cela signifie que la seule voie vers le succès est de parler réellement. Chaque jour. À voix haute. Dans un microphone. Commencez maintenant, car à l’examen, personne ne vous donnera de temps de préparation.