C’est un lundi matin à Toronto. Sur King Street, le tramway passe sous les gratte-ciel de verre de Bay Street – le Wall Street canadien – et sur le trottoir, une étudiante de l’UofT, un gobelet Tim Hortons à la main, croise un homme en veste McGill qui vient de sortir du métro. Sur le campus de l’University of Toronto, à l’ombre du bâtiment néogothique de l’University College Hall, un groupe d’étudiants de cinq continents différents discute d’un projet d’informatique, tandis qu’au-dessus de leurs têtes, les feuilles d’érable prennent lentement leur teinte verte printanière. À la bibliothèque Robarts – un colosse brutaliste que les étudiants appellent « Fort Book » – quelqu’un rédige un essai sur la politique d’immigration, car au Canada, l’immigration n’est pas un sujet tabou, mais un pilier de l’identité nationale. Sur le tableau d’affichage à l’entrée : des offres de stages coopératifs d’Amazon, Shopify et RBC, une invitation à un film dans le cadre de la « Semaine multiculturelle » et une affiche de hackathon organisée par la Waterloo CS Society.
Ce n’est pas un jour exceptionnel. C’est un lundi ordinaire dans un pays qui, discrètement mais sûrement, est devenu l’une des destinations d’études les plus attractives au monde – en particulier pour ceux qui envisagent non seulement un diplôme, mais un parcours de vie complet : éducation, carrière, et peut-être même un nouveau foyer.
En 2026, le Canada est un phénomène. C’est le troisième pays le plus prisé par les étudiants internationaux au monde (après les États-Unis et le Royaume-Uni), avec plus de 800 000 étudiants étrangers attirés par une combinaison unique : des universités classées dans le top 50 mondial, des frais de scolarité inférieurs à ceux des États-Unis ou du Royaume-Uni, un permis de travail post-diplôme (PGWP) de trois ans et une voie concrète vers la résidence permanente. Ajoutez à cela un pays où le multiculturalisme est une politique d’État (et non un slogan marketing), où Toronto compte plus de nationalités que New York, et où à Vancouver, la neige tombe sur les montagnes tandis que les cerisiers sont en fleurs en ville – et vous commencez à comprendre pourquoi le Canada attire les meilleurs.
Dans ce guide, je vous accompagnerai à travers tout ce que vous devez savoir sur les études au Canada : du système provincial aux meilleures universités (University of Toronto, McGill, UBC, Waterloo), en passant par le processus de candidature, les exigences pour les titulaires du Baccalauréat, les coûts et les bourses, le visa étudiant, jusqu’au légendaire PGWP et le parcours d’immigration qui rend le Canada unique face à la concurrence. Si vous envisagez également les États-Unis, comparez les coûts avec notre guide détaillé des frais d’études en Amérique, et si vous commencez tout juste à réfléchir aux études à l’étranger, débutez par notre guide complet des études à l’étranger.
Étudier au Canada : chiffres clés 2025/2026
Source : QS World University Rankings 2025, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), Statistique Canada 2025
Pourquoi le Canada ? Cinq raisons qui changent la donne
Le Canada n’est pas la première destination qui vient à l’esprit d’un étudiant français (ou international) lorsqu’il pense aux études à l’étranger. Cette place est plutôt occupée par les États-Unis, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas. Mais si l’on y regarde de plus près, le Canada se révèle être un pays qui combine les avantages de toutes ces destinations, sans beaucoup de leurs inconvénients.
Premièrement : une qualité d’éducation de niveau mondial. Le Canada compte 4 universités dans le top 50 du classement mondial QS 2025 – University of Toronto (#21), McGill University (#29), University of British Columbia (#38) et University of Alberta (#96 au QS, mais top 5 dans les THE Impact Rankings). Dans des domaines tels que l’informatique (Waterloo, UofT), l’ingénierie (UBC, McGill, Waterloo), le commerce (Ivey, Rotman, Sauder) ou la médecine (UofT, McGill), le Canada rivalise directement avec les meilleures universités américaines (mais pour une fraction du coût).
Deuxièmement : un parcours d’immigration qu’aucun autre pays n’offre à ce niveau. C’est l’avantage qui change vraiment la donne. Après avoir terminé vos études au Canada, vous obtenez un Permis de travail post-diplôme (PGWP), un permis de travail ouvert, valable jusqu’à 3 ans, sans avoir besoin d’une offre d’emploi préalable. Après un an de travail, vous pouvez demander la résidence permanente via le programme de la Catégorie de l’expérience canadienne. Aux États-Unis, un étudiant obtient un OPT d’un an (3 ans en STEM), puis doit gagner à la loterie du visa H-1B avec une chance d’environ 30 %. Au Royaume-Uni, la Graduate Route dure 2 ans, mais le chemin vers la résidence permanente est long et complexe. Au Canada, le parcours de l’étudiant au résident permanent est clair, prévisible et réaliste.
Troisièmement : des coûts inférieurs à ceux des États-Unis et du Royaume-Uni. Les frais de scolarité pour les étudiants internationaux au Canada varient de 20 000 à 55 000 CAD par an, selon l’université et le programme. C’est un montant conséquent – mais comparez avec les États-Unis, où des universités comparables coûtent 50 000 à 65 000 USD par an, ou avec le Royaume-Uni post-Brexit, où les frais de scolarité pour les étudiants européens ont augmenté au niveau international (25 000 à 40 000 GBP). Vous trouverez une comparaison détaillée des coûts américains dans notre guide des frais d’études aux États-Unis.
Quatrièmement : un pays bâti sur le multiculturalisme. Le Canada est le seul pays au monde où le multiculturalisme est inscrit dans la constitution (Loi sur le multiculturalisme canadien, 1988). À Toronto, plus de 50 % des habitants sont nés hors du Canada. À Vancouver, le quartier de Richmond est à 54 % sinophone. À Montréal, vous parlez français et anglais, parfois dans la même phrase. Pour un étudiant international, cela signifie une chose : vous ne serez pas traité comme un « étranger », vous serez l’un des nombreux qui ont choisi le Canada. Le Canada est un pays d’accueil où les communautés du monde entier s’épanouissent, offrant un réseau de soutien et des opportunités d’intégration.
Cinquièmement : sécurité et qualité de vie. Le Canada se classe constamment dans le top 10 des classements mondiaux de qualité de vie (Indice de développement humain de l’ONU, Indice de paix mondial). Les soins de santé publics sont accessibles dans chaque province, et le taux de criminalité est considérablement plus bas qu’aux États-Unis. En tant qu’étudiant, vous bénéficiez d’un sentiment de sécurité, tant physique que systémique, difficile à trouver dans de nombreux autres pays.
Top 10 des universités canadiennes – un aperçu pour les candidats internationaux
Le système universitaire canadien est décentralisé, chaque province gérant son enseignement supérieur de manière indépendante, mais certains noms apparaissent dans tous les classements et sur toutes les listes d’employeurs. Voici dix universités que vous devriez considérer.
Top 10 des universités canadiennes : classement QS 2025 et spécialisations
Source : QS World University Rankings 2025, sites officiels des universités. Les frais de scolarité sont indiqués pour l'année universitaire 2025/2026, les tarifs peuvent varier selon le programme.
University of Toronto est l’équivalent canadien de Harvard, une université qui domine tous les classements, dans tous les domaines, avec un budget de recherche dépassant 1,5 milliard de CAD par an. Ses trois campus (St. George au centre de Toronto, Mississauga en banlieue et Scarborough à l’est) accueillent ensemble plus de 97 000 étudiants, ce qui en fait l’une des plus grandes universités d’Amérique du Nord. L’UofT est une puissance particulière en intelligence artificielle, c’est là que travaille Geoffrey Hinton, le « parrain du deep learning » et lauréat du prix Nobel de physique 2024 (pour ses découvertes fondamentales dans le domaine de l’apprentissage automatique). La Rotman School of Management est dans le top 10 canadien en commerce, et la Temerty Faculty of Medicine est la meilleure école de médecine du pays. Les frais de scolarité sont les plus élevés au Canada (58 000–65 000 CAD selon le programme), mais le niveau de recherche, le réseau de contacts et la proximité de Bay Street (le centre financier canadien) compensent ce coût.
McGill University à Montréal est une perle de l’éducation canadienne, une université anglophone dans une ville francophone, avec 12 lauréats du prix Nobel et une réputation comparable à celle de l’Ivy League. McGill présente l’un des plus grands avantages en termes de coûts parmi les meilleures universités : grâce à la politique éducative québécoise, les frais de scolarité pour les étudiants internationaux sont nettement inférieurs à ceux de l’Ontario. Montréal est en soi l’une des grandes villes les moins chères du Canada, le loyer y est 30 à 40 % moins cher qu’à Toronto ou Vancouver. Si vous recherchez un prestige de niveau top 30 mondial pour un budget raisonnable, McGill est l’un des meilleurs choix au monde.
University of British Columbia à Vancouver est une université dont le campus est un argument en soi. Situé sur la péninsule de Point Grey, avec vue sur les montagnes de la North Shore et le Pacifique, le campus de l’UBC figure régulièrement sur les listes des plus beaux campus du monde. Mais l’UBC ne se limite pas aux paysages ; l’université est dans le top 40 mondial, forte en sciences de l’environnement, ingénierie, médecine et commerce (Sauder School of Business). Vancouver est une ville où le matin vous skiez à Whistler et l’après-midi vous surfez à Tofino, et où l’industrie cinématographique (Hollywood North) et technologique (Amazon, Microsoft y ont des bureaux) créent un marché du travail dynamique.
University of Waterloo mérite une explication à part, car c’est un phénomène à l’échelle mondiale. Waterloo n’est pas classée dans le top 50 du classement QS, mais en informatique et ingénierie, elle est considérée comme l’une des meilleures universités d’Amérique du Nord, à égalité avec le MIT, Stanford ou Carnegie Mellon. Pourquoi ? La réponse tient en un mot : co-op. Waterloo gère le plus grand programme de collaboration avec les employeurs au monde – les étudiants alternent études et travail (4 mois d’études + 4 mois de co-op), réalisant un total de 6 stages rémunérés au cours de 5 années d’études. Les employeurs ? Google, Meta, Apple, Amazon, Jane Street, Citadel, Goldman Sachs. Les diplômés en informatique de Waterloo gagnent en moyenne plus de 130 000 CAD la première année après l’obtention de leur diplôme. Si vous visez la technologie – Waterloo est l’un des meilleurs endroits sur la planète.
Comment fonctionne le système d’enseignement supérieur canadien
Le système d’enseignement supérieur canadien diffère fondamentalement du système européen sur un aspect clé : il n’y a pas de ministère fédéral de l’éducation. L’éducation est une compétence provinciale, chacune des 10 provinces et 3 territoires gérant ses universités de manière indépendante. Cela signifie que les règles d’admission, les frais de scolarité, les programmes et les exigences varient entre les provinces, parfois de manière significative.
Le U15 Group of Canadian Research Universities est l’équivalent du Russell Group anglais ou du Group of Eight australien, regroupant les 15 universités de recherche les plus puissantes du Canada, qui mènent ensemble plus de 80 % de la recherche scientifique du pays. Dans le U15, vous trouverez l’UofT, McGill, UBC, Alberta, Waterloo, McMaster, Queen’s, Western, Ottawa, Dalhousie, Manitoba, Saskatchewan, Calgary, Laval et Montréal. L’appartenance au U15 est un signe de qualité ; ces universités ont les budgets de recherche les plus importants, le personnel le plus qualifié et les meilleures perspectives pour les diplômés.
Les études de premier cycle (undergraduate) au Canada durent 4 ans (sauf au Québec, où après un CEGEP de 2 ans, les études durent 3 ans). Les études de deuxième cycle (master) durent 1 à 2 ans, les études doctorales 4 à 6 ans. Le système est similaire à celui des États-Unis : les premières années, vous choisissez des cours dans différents domaines (approche des arts libéraux dans de nombreuses universités), vous vous spécialisez à partir de la deuxième ou troisième année (vous déclarez une majeure et éventuellement une mineure). Cela offre une flexibilité – vous pouvez commencer sans spécialisation et décider de votre filière après une année d’exploration.
Différence clé par rapport au système européen : au Canada, les notes sont calculées sur une échelle de GPA (Grade Point Average), généralement sur une échelle de 4.0. La plupart des universités utilisent un système de pourcentage (A+ = 90–100 %, A = 85–89 %, etc.) converti en GPA. Les notes (5, 4.5, 4, etc.) et les pourcentages du Baccalauréat sont convertis individuellement par les comités d’admission ; vous trouverez les détails dans notre guide sur la conversion des résultats du baccalauréat.
Comment postuler aux universités canadiennes – étape par étape
Le processus de candidature aux universités canadiennes est plus simple qu’aux États-Unis (pas de Common App avec des dizaines d’essais) et plus décentralisé qu’au Royaume-Uni (pas de UCAS centralisé). Mais il a ses spécificités que vous devez comprendre.
Calendrier de candidature aux universités canadiennes
Admission pour l'année universitaire 2026/2027 : étapes clés et délais
Source : OUAC, sites officiels d'admission de l'UofT, McGill, UBC, Waterloo (2025/2026)
Ontario, OUAC (Ontario Universities’ Application Centre) est le système de candidature centralisé pour toutes les universités de l’Ontario, y compris l’UofT, Waterloo, McMaster, Queen’s, Western et Ottawa. En tant qu’étudiant international, vous postulez via OUAC 105 (l’équivalent de l’UCAS au Royaume-Uni). Via l’OUAC, vous pouvez soumettre des candidatures pour un maximum de 3 programmes dans une même université et pour plusieurs universités simultanément. Frais : environ 150 CAD pour le premier choix + 50 CAD pour chaque choix supplémentaire.
Les provinces hors Ontario – McGill (Québec), UBC (Colombie-Britannique), Alberta, Montréal – ont leurs propres systèmes de candidature. Vous postulez directement via le site web de l’université. C’est moins pratique que l’OUAC centralisé, mais aussi plus simple – chaque candidature est indépendante.
Les candidatures supplémentaires (supplemental applications) – ce sont des éléments additionnels que de nombreuses universités exigent en dehors du formulaire standard. L’UBC demande un Personal Profile – une série de questions sur vos expériences, vos valeurs et vos objectifs. L’UofT Engineering et Waterloo CS/Engineering exigent un Admission Information Form (AIF) – des réponses à des questions sur votre motivation, vos activités et votre situation de vie. Certains programmes (notamment en commerce et en art) exigent Kira Talent – une plateforme pour enregistrer des réponses vidéo aux questions d’admission. Préparez-vous à cela – ces éléments ont un réel impact sur la décision.
Exigences pour les titulaires du Baccalauréat
Le Baccalauréat est officiellement reconnu par les universités canadiennes – mais les exigences varient selon les établissements et les programmes. Voici à quoi vous pouvez vous attendre.
Notes du baccalauréat – la plupart des meilleures universités attendent des résultats de niveau approfondi dans les matières liées au programme choisi. Pour l’UofT Engineering ou Waterloo CS, vous devriez avoir des mathématiques approfondies à 85 %+, et idéalement 90 %+. McGill attend une moyenne générale de 85 %+ avec un baccalauréat approfondi. L’UBC et l’Alberta sont un peu plus flexibles – 80 %+ peut suffire pour certains programmes. Point clé : les universités canadiennes examinent vos notes prévisionnelles (predicted grades) au moment de la candidature – les résultats finaux du baccalauréat confirment l’offre conditionnelle. Vous trouverez plus d’informations sur la conversion du baccalauréat dans notre guide sur la conversion des résultats du baccalauréat.
Examens de langue – l’IELTS Academic et le TOEFL iBT sont les tests standard acceptés par toutes les universités canadiennes. Exigences minimales :
- UofT : IELTS 6.5 (min. 6.0 dans chaque composante) ou TOEFL 100 (min. 22 en écriture)
- McGill : IELTS 6.5 ou TOEFL 90 (min. 21 dans chaque section)
- UBC : IELTS 6.5 (min. 6.0) ou TOEFL 90 (min. 22 en lecture, 21 en écriture, 21 en écoute)
- Waterloo : IELTS 6.5 (min. 6.0 en écriture, 6.0 en expression orale) ou TOEFL 90 (min. 25 en écriture)
Vous ne savez pas quel test choisir ? Lisez notre guide TOEFL vs IELTS, et si vous optez pour l’IELTS, consultez notre guide complet de l’examen IELTS.
SAT – contrairement aux États-Unis, le SAT n’est pas requis dans les universités canadiennes. Cependant, certains programmes (notamment à l’UofT et Waterloo) l’acceptent comme un élément supplémentaire renforçant la candidature. Si vous avez un score de 1400+, il est utile de l’inclure – cela ne nuira pas et pourrait aider. Mais ce n’est pas une priorité – les universités canadiennes se concentrent principalement sur les notes scolaires et les examens de langue.
Lettres de recommandation – la plupart des universités canadiennes de premier cycle ne demandent pas de lettres de recommandation (contrairement aux États-Unis). Exceptions : les programmes artistiques, certains programmes de bourses et les études de deuxième cycle.
Coûts – frais de scolarité et coût de la vie
Le Canada n’est pas bon marché – mais il est nettement moins cher que des universités comparables aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les frais de scolarité varient considérablement entre les provinces et les programmes, il est donc important de comprendre la structure des coûts.
Coût annuel des études au Canada – comparaison provinciale
Frais de scolarité (étudiants internationaux) + coût de la vie, année 2025/2026
Source : Statistique Canada, sites officiels des universités (2025/2026). Les frais de scolarité varient considérablement entre les programmes, les fourchettes indiquées sont indicatives.
Pour 4 ans d’études au Canada, les coûts estimatifs sont :
- Québec (McGill) : 132 000–214 000 CAD
- Alberta : 164 000–228 000 CAD
- Ontario (UofT) : 236 000–336 000 CAD
- À titre de comparaison, États-Unis (université de premier plan) : 280 000–320 000 USD
Le Canada est plus cher que les universités européennes, mais il offre quelque chose que l’Europe ne propose pas : un permis de travail de trois ans après les études et un parcours d’immigration concret. Lorsque vous tenez compte des salaires après l’obtention du diplôme (les diplômés en informatique de l’UofT gagnent en moyenne 95 000 CAD la première année, les diplômés de Waterloo, plus de 130 000 CAD), l’investissement commence à être rentabilisé très rapidement.
Bourses d’études et aide financière pour les étudiants internationaux
Les universités canadiennes n’ont pas de système d’aide financière comparable aux universités les plus généreuses des États-Unis (Harvard, MIT, Stanford – admissions need-blind), mais elles offrent des bourses réellement accessibles qui peuvent réduire considérablement les coûts.
Bourses d’entrée (entrance scholarships) – attribuées automatiquement sur la base des notes :
- UofT : President’s Scholars of Excellence – jusqu’à 10 000 CAD/an. Scholars Program – 7 500 CAD. Lester B. Pearson International Scholarship – couverture complète des coûts (frais de scolarité, logement, livres, frais accessoires) pendant 4 ans – l’une des bourses les plus prestigieuses au Canada.
- McGill : Bourses d’entrée, 3 000–12 000 CAD/an, attribuées automatiquement sur la base des notes. Major Entrance Scholarships, jusqu’à la couverture complète des frais de scolarité.
- UBC : International Major Entrance Scholarship (IMES), jusqu’à la couverture complète des coûts. Outstanding International Student Award, jusqu’à 10 000 CAD/an, renouvelable pendant 4 ans.
- Waterloo : International Master’s Award of Excellence – 2 500 CAD. President’s Scholarship – 10 000 CAD. Schulich Leader Scholarship – jusqu’à 120 000 CAD sur 4 ans (STEM).
La bourse Schulich Leader mérite une mention spéciale. C’est l’un des plus grands programmes de bourses privées au Canada, couvrant jusqu’à 120 000 CAD (STEM) ou 100 000 CAD (autres domaines) sur 4 ans d’études. Les nominations sont soumises par les écoles, et les critères incluent des réalisations académiques exceptionnelles + leadership + engagement communautaire. Si votre école figure sur la liste des partenaires, renseignez-vous auprès de votre conseiller d’orientation pour une nomination.
Travail pendant les études – en tant que titulaire d’un permis d’études, vous pouvez travailler légalement jusqu’à 20 heures par semaine pendant le semestre et à temps plein pendant les pauses (vacances, pause hivernale). Le salaire minimum horaire est de 15,50–17,40 CAD (selon la province) – Ontario : 16,55 CAD, C.-B. : 17,40 CAD. À 20h/semaine, cela représente environ 1 300–1 400 CAD/mois brut – ce qui couvre une part significative des coûts de la vie.
Les programmes coopératifs (co-op programs) sont une forme de stages rémunérés intégrés au programme d’études, particulièrement populaires à Waterloo, mais également disponibles à l’UBC, McMaster, Ottawa et de nombreuses autres universités. Un stage coopératif dans le secteur technologique rapporte 4 500–8 000 CAD/mois ; dans la finance, jusqu’à 10 000 CAD/mois. À Waterloo, les étudiants gagnent un total de 50 000–100 000+ CAD au cours de 6 stages coopératifs, ce qui amortit considérablement le coût des études.
PGWP – permis de travail post-diplôme de trois ans
C’est un facteur décisif qui rend le Canada unique face à la concurrence. Indépendamment de votre citoyenneté, après avoir terminé un programme d’études d’au moins 2 ans dans un établissement d’enseignement désigné (EED), vous êtes automatiquement éligible au Permis de travail post-diplôme (PGWP) – un permis de travail ouvert valable jusqu’à 3 ans.
De l'étudiant au résident permanent – le parcours au Canada
Une voie unique qu'aucun autre pays anglophone n'offre à ce niveau
Source : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), Entrée express 2025. Les conditions peuvent changer – vérifiez toujours sur le site officiel de l'IRCC.
Qu’est-ce que cela signifie en pratique ? Si vous avez 18 ans et commencez des études de premier cycle au Canada, le calendrier réaliste est le suivant :
- 18–22 ans : études (permis d’études, travail jusqu’à 20h/sem.)
- 22–25 ans : travail avec le PGWP (temps plein, n’importe quel employeur)
- 23–24 ans : demande de résidence permanente (après 12 mois de travail)
- 24–25 ans : obtention de la RP
- 27–28 ans : éligibilité à la citoyenneté canadienne
À 28 ans, vous avez deux passeports (votre passeport d’origine et le passeport canadien), une expérience professionnelle en Amérique du Nord, un diplôme d’une université classée dans le top 50 mondial et un accès complet aux marchés du travail canadien et américain (les Canadiens peuvent travailler aux États-Unis avec un visa TN-1 – beaucoup plus facile à obtenir que le H-1B). C’est un parcours qu’aucun autre pays anglophone au monde n’offre.
Comparez avec les États-Unis : après un baccalauréat de 4 ans, vous obtenez un OPT (1 an, 3 ans en STEM), puis vous devez gagner à la loterie H-1B (chance ~25–30 %), et la résidence permanente (carte verte) via un employeur prend 5 à 15 ans selon le pays d’origine. Comparez avec le Royaume-Uni : la Graduate Route offre 2 ans, mais le chemin vers l’Indefinite Leave to Remain nécessite 5 ans avec un visa parrainé par un employeur avec un seuil de revenu. Le Canada est le seul pays où le parcours est clair, rapide et ne dépend ni d’une loterie ni d’un parrainage.
Permis d’études – le visa étudiant étape par étape
Pour étudier au Canada, vous avez besoin d’un permis d’études – un document délivré par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Voici ce que vous devez savoir.
Documents requis :
- Lettre d’acceptation d’un établissement d’enseignement désigné (EED)
- Passeport valide
- Preuve de fonds suffisants (min. 20 635 CAD par an pour les frais de subsistance + frais de scolarité, appelée preuve de soutien financier)
- Biométrie (photo et empreintes digitales – dans un centre VFS Global)
- Certificat de bonne conduite (si requis)
- Examens médicaux (pour certains pays – votre pays n’est peut-être pas sur la liste, mais ils peuvent être requis)
- Plan d’études (Study Plan / Letter of Explanation, vous décrivez pourquoi vous avez choisi cette université et ce programme)
- Frais : 150 CAD
Délai de traitement : pour les citoyens européens, le temps d’attente est généralement de 8 à 16 semaines. Postulez le plus tôt possible après avoir reçu votre lettre d’acceptation – idéalement en mai-juin, pour avoir votre permis avant le début de l’année universitaire en septembre.
Certificat de placement garanti (CPG) : De nombreuses universités recommandent (et l’IRCC accepte) l’achat d’un CPG dans une banque canadienne pour un montant d’environ 20 635 CAD comme preuve de fonds. La banque vous verse cet argent en versements mensuels après votre arrivée au Canada. C’est à la fois une preuve financière pour le visa et un moyen pratique de transférer de l’argent.
Assurance maladie : Chaque province a son propre système. En Ontario, les étudiants internationaux ne sont pas éligibles à l’OHIP (assurance publique) et doivent souscrire à l’assurance universitaire (UHIP, soit environ 756 CAD/an). En C.-B., après 3 mois de résidence, vous êtes éligible au MSP (assurance publique – gratuite). Au Québec – la RAMQ exige 3 ans de résidence. Vérifiez les conditions dans la province où vous vous rendez.
Vie étudiante – co-op, campus et l’hiver canadien
La vie étudiante au Canada diffère de la vie européenne sur plusieurs aspects fondamentaux – et il est bon de les connaître avant de partir.
Les programmes coopératifs (co-op programs) ne sont pas des stages au sens européen. À Waterloo, l’UBC, McMaster et de nombreuses autres universités, le co-op fait partie intégrante du programme – vous alternez études et travail, et vos notes de co-op comptent pour votre diplôme. À Waterloo, le format standard est de 4 mois d’études + 4 mois de travail, répété 6 fois sur 5 ans. Les employeurs traitent les étudiants en co-op comme des employés juniors – vous obtenez de vrais projets, de réelles responsabilités et une rémunération de 4 000–8 000 CAD/mois (dans la technologie et la finance, même plus). Le co-op est à la fois un moyen de financer ses études, de construire son CV et de réseauter – de nombreux étudiants reçoivent des offres d’emploi de leurs employeurs de co-op avant même d’obtenir leur diplôme.
Les campus au Canada sont immenses et autonomes – le campus St. George de l’University of Toronto est une mini-ville au centre de Toronto, avec ses propres bibliothèques, cafés, gymnase, clinique de santé, centre de carrière et des centaines de clubs étudiants. L’UBC à Vancouver est un campus entouré de forêts et de l’océan, avec sa propre plage (Wreck Beach – légendairement « clothing optional »). Les campus canadiens ont des résidences universitaires (residence halls) – la première année, presque toutes les universités garantissent un logement sur le campus, ce qui facilite l’adaptation.
Clubs et organisations, à l’UofT, il existe plus de 1 000 organisations étudiantes, des débats de l’ONU modèle (Model UN) aux clubs de robotique, en passant par les sociétés de dégustation de vin et les équipes de quidditch. Chaque université a une Polish Student Association, à Toronto, Vancouver et Montréal, les associations étudiantes organisent des soirées cinéma, des rencontres d’intégration et des contacts avec les diverses communautés. C’est un véritable réseau de soutien lorsque le mal du pays se fait sentir.
L’hiver canadien – soyons honnêtes. Ce n’est pas une blague. À Toronto, les températures descendent à -15°C, et à Edwardville ou Winnipeg, à -30°C et moins. La neige tombe de novembre à mars (dans certaines villes jusqu’en avril). Mais les Canadiens ne considèrent pas cela comme un obstacle – les campus ont des couloirs souterrains reliant les bâtiments (l’UofT a un système de tunnels, McMaster a un système complet de passerelles intérieures), les villes ont des trottoirs chauffés dans les centres, et la culture de l’hiver (hockey, ski, patinage, snowboard) fait partie intégrante de la vie canadienne. Achetez un bon manteau en duvet (Canada Goose n’est pas un hasard), des bottes solides et des gants chauds – et l’hiver canadien deviendra une partie de l’aventure.
Canada vs États-Unis vs Royaume-Uni – une comparaison pour l’étudiant international
Si vous envisagez plusieurs pays simultanément – voici une comparaison synthétique qui vous aidera à prendre une décision.
Canada vs États-Unis vs Royaume-Uni : une comparaison pour l'étudiant international
| Critère | Canada | États-Unis | Royaume-Uni |
|---|---|---|---|
| Meilleure université (QS) | UofT #21 | MIT #1 | Oxford #3 |
| Frais de scolarité annuels | 20 000–65 000 CAD | 50 000–65 000 USD | 25 000–40 000 GBP |
| Durée des études de premier cycle | 4 ans | 4 ans | 3 ans |
| Travail après les études | PGWP jusqu'à 3 ans | OPT 1 an (3 STEM) | Graduate Route 2 ans |
| Voie vers la RP | CEC après 1 an de travail – claire et rapide | H-1B (loterie) + Green Card (5–15 ans) | Visa de travailleur qualifié 5 ans → ILR |
| Travail pendant les études | 20h/sem. + temps plein pendant les pauses | 20h/sem. (uniquement sur le campus) | 20h/sem. |
| Sécurité | Très élevée | Variable | Élevée |
| Accès à l'aide financière | Modéré | Le meilleur (need-blind pour le top 20) | Limité post-Brexit |
| Multiculturalisme | Politique constitutionnelle | Fort, mais variable | Grandes villes oui, petites non |
| Examens requis | IELTS/TOEFL (SAT facultatif) | SAT + TOEFL + AP | IELTS/TOEFL + tests d'entrée |
Élaboré par College Council sur la base des données des universités et des gouvernements (2025/2026).
En résumé de la comparaison : Les États-Unis ont les meilleures universités et l’aide financière la plus généreuse dans les meilleures universités, mais le parcours par défaut est le plus cher et la voie d’immigration la plus difficile. Le Royaume-Uni a les études les plus courtes (3 ans), mais les frais de scolarité ont augmenté après le Brexit et le chemin vers la résidence permanente est compliqué. Le Canada offre le meilleur équilibre, des universités dans le top 50 mondial, des coûts raisonnables (surtout au Québec et en Alberta), le meilleur parcours d’immigration et la plus haute sécurité. Si vous ne pensez pas seulement au diplôme, mais à un parcours de vie complet, le Canada est difficile à battre.
Comment College Council peut vous aider
La candidature aux universités canadiennes exige une planification stratégique – du choix de la province et du programme à la préparation des candidatures supplémentaires (Personal Profile à l’UBC, AIF à Waterloo), en passant par la négociation du parcours financier. Ce n’est pas un processus à aborder à l’aveugle.
College Council aide les étudiants internationaux à chaque étape :
- Consultation stratégique : nous vous aiderons à choisir les universités et les programmes qui correspondent à vos objectifs académiques, financiers et d’immigration. Nous comparerons le Canada avec les États-Unis et l’Europe pour que vous preniez une décision éclairée.
- Préparation à l’IELTS/TOEFL : coaching linguistique avec des tuteurs expérimentés, tests blancs complets et plan de préparation individualisé.
- Candidatures supplémentaires : aide à la rédaction du Personal Profile (UBC), de l’Admission Information Form (Waterloo, UofT), des essais de motivation et des réponses vidéo Kira Talent.
- Examen et stratégie financière : nous vous aiderons à identifier les bourses pour lesquelles vous avez de réelles chances et à préparer les candidatures aux bourses.
Découvrez nos services sur la page préparation aux études à l’étranger ou écrivez-nous via le formulaire de contact. Le premier entretien d’orientation est gratuit.
FAQ – Foire aux questions sur les études au Canada
Foire aux questions
Conclusion – le Canada est-il fait pour vous ?
Le Canada est un pays qui offre quelque chose que vous ne trouverez nulle part ailleurs en un seul ensemble : des universités de niveau top 50 mondial, des coûts abordables (surtout au Québec et en Alberta), un parcours de trois ans vers le marché du travail après les études, une voie concrète vers la résidence permanente et la citoyenneté, la sécurité, le multiculturalisme et une qualité de vie dans le top 10 mondial. Aucun autre pays anglophone ne combine tous ces éléments.
Le Canada n’est pas parfait. Les frais de scolarité sont plus élevés que dans les universités publiques européennes. L’hiver est rigoureux. La distance est plus grande qu’avec les Pays-Bas ou le Royaume-Uni. Le processus de visa demande de la planification. Mais si vous envisagez votre vie non pas sur 3 à 4 ans d’études, mais sur 20 à 30 ans de carrière, le Canada est l’un des meilleurs choix que vous puissiez faire à 18 ans.
Prochaines étapes
- Choisissez votre province et vos universités : comparez le Québec (moins cher), l’Ontario (UofT, Waterloo) et la C.-B. (UBC, Vancouver). Consultez College Council pour un entretien d’orientation gratuit.
- Passez l’IELTS (6.5+) ou le TOEFL (90+) : préparez-vous tôt, les résultats sont valables 2 ans. Notre guide de l’examen IELTS vous aidera à planifier votre apprentissage.
- Vérifiez la conversion de votre baccalauréat : notre guide sur la conversion des résultats expliquera comment vos notes se traduisent en exigences canadiennes.
- Préparez les candidatures supplémentaires : Personal Profile (UBC), AIF (Waterloo, UofT), ces éléments ont une grande influence sur la décision.
- Planifiez votre financement : calculez le coût total sur 4 ans, vérifiez les bourses (Pearson, Schulich Leaders, bourses d’entrée universitaires).
- Postulez tôt : la date limite pour la plupart des programmes est janvier-février. Déposez votre permis d’études au plus tard en mai.
- Pensez au PGWP et à la RP : ce n’est pas un avenir lointain, c’est une partie intégrante du plan.
Lisez aussi
- Combien coûtent les études aux États-Unis (guide détaillé) – comparaison des coûts avec les universités canadiennes.
- Étudier à l’étranger, le guide complet – aperçu général des options pour les futurs étudiants.
- TOEFL vs IELTS (quel certificat pour les études ?) – aide au choix du test de langue.
- L’examen IELTS, le guide complet – tout sur la préparation à l’IELTS.
- Baccalauréat et études à l’étranger, conversion des résultats – comment vos notes se traduisent en standards étrangers.
Bonne chance, comme on dirait à Montréal !